top of page

Le COACHING: Accompagner l’humain pour favoriser la transformation sociale

Dernière mise à jour : 21 avr.



Coach-Article
.pdf
Télécharger PDF • 339KB


Caroline Paré - Coaching & Voyages

À sa naissance, l’humain est un être inachevé, intrinsèquement prématuré et dépend de la relation à l’autre pour se développer. Outre le bagage génétique et transgénérationnel qui le constitue, il sera conditionné à l’intérieur d’un cadre de référence soit la socialisation.


De façon générale, les gens basent leurs actions et leurs décisions en fonction de leurs besoins immédiats guidées par leurs désirs instinctifs. Parmi ces désirs primaires, on retrouve les besoins de manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, recueillir des informations sur son environnement et obtenir tout cela en produisant le moins d’efforts possibles [1]. Du dernier besoin énoncé peut se développer un paradigme de victimisation, largement entretenu par les conditionnements sociétaux qui insinuent de s’en remettre à une autorité extérieure plutôt que de cultiver pleinement son pouvoir en développant sa pensée critique et sa maturité affective.


Chez certaines personnes, c’est plutôt le besoin de pouvoir qui deviendra le mode de fonctionnement prédominant, question d’assurer leur survie psychologique et émotionnelle. Leur capacité à l’introspection est par conséquent faible et ils ont donc tendance à mettre la faute sur les autres plutôt que de saisir les occasions de croissance personnelle. Ces comportements sont plutôt de types narcissiques et issu du désir-manque [2], ce que moi je compare à l’état larvaire. 

Inconscience

Il s’agit d’un niveau primitif de conscience qui fait que ces rôles [3] sont adoptés pour vivre leur existence et entrer en relation avec leur entourage ce qui n’est pas sans conséquences graves, soit celles de favoriser les dynamiques relationnelles malsaines en entravant l’épanouissement du plein potentiel de l’être humain tout en contribuant à la propagation des violences systémiques. C’est à partir de ce stade, de cet état, qu’est propagé de génération en génération, le modèle reçu d’une culture d’impuissance, de victimisation sans jamais s’interroger sur toutes les infinies possibilités, se résignant à une vie banale de survie en mode automatique inconscient et passif. 


La personne devenue physiquement adulte, vit sa vie à travers l’écran de ce qui lui a été enseigné, les filtres de ses blessures, la perspective du monde qu’elle s’est fabriqué jusqu’ici à partir des constructions mentales et interprétations qui dictent à son ego comment agir ou plutôt je devrais dire, réagir. 


Chaque voyage comporte une destination secrète dont le voyageur n'a pas conscience. - Martin Buber
Reconstruction

Au cours de l’aventure humaine, la quête identitaire issu d’un désir comme puissance pour découvrir son unicité [4] amènera certaines personnes à vouloir vivre autrement. Pour certains, ce sont des évènements de vie transitionnels, le sentiment d’être coincé dans des schémas répétitifs relationnels non-épanouissants ou la crise existentielle qui les confronteront à leur réalité qui ne leur convient plus. Pour d’autres, les déclencheurs seront des situations de vie plus complexes qui exigent l’abandon d’anciens schémas de pensées et le développement de nouveaux comportements pour pouvoir répondre à de nouvelles aspirations.


Pris dans un cocon rendu trop étroit, l’évolution naturelle est un appel à en sortir. L’humain peut continuer de répondre à ses besoins primaires en faisant le moins d’efforts possibles tout en se résignant mais il peut aussi saisir l’opportunité de se reconstruire et structurer sa pensée indépendante. Il lui est possible de quitter son état larvaire ou pas, de se donner les moyens d’accéder à un niveau de conscience plus élevé ou non (en référence au niveau de conscience de l’Achiever qui représenterait 25 % de la population) [5]


Ce choix, qui est celui de s’approprier l’entièreté de son pouvoir, est un passage qui marque l’entrée dans le processus d’individuation [6]. C’est l’aboutissement à la constitution de structures organiques complète, un état d’éveil qui permet de prendre entière responsabilité de sa vie et qui caractérise la sortie de l’état larvaire. Tout comme la chenille est appelée à devenir un papillon, « l’animal-humain » est appelé à devenir un humain conscient à part entière. Il quitte le désir-manque pour vivre aux éclats [7]


Le rôle d’un coach dans un processus de coaching est d’accompagner les gens dans cette quête d’autonomie pour faciliter les prises de conscience en utilisant différentes techniques tels que le questionnement puissant, le silence, la métaphore ou l’analogie. Il est là pour établir un partenariat avec l’autre pour transformer les apprentissages et les découvertes en actions. [8] 


Il peut s’agir d’une expérience confrontante car elle place la personne face à ses contradictions, ses incohérences ou ses limites mais, c’est aussi une alliance qui permet le dévoilement de ses forces et de découvrir son potentiel. 


Le coaching favorise l’émergence de la lucidité qui permet d’accepter cette réalité que nous sommes partie prenante de tout ce qui nous arrive. C’est une approche responsabilisante qui permet d’explorer ce qui se cache à l’intérieur de nos zones d’ombres inconscientes afin de développer de nouvelles stratégies pour améliorer sa qualité de vie. Pour certains individus, cela signifie développer de nouvelles façons de penser pour quitter le paradigme victimaire et plonger dans celui de la responsabilisation pour créer une vie épanouie.


Transformation

Au niveau précédent, la vie intérieure n’en est qu’à ses balbutiements. À ce stade-ci (en référence au niveau de conscience du Strategist qui représenterait 4 % de la population) [9], c’est la descente du mental vers le cœur. L’atteinte d’une maturité émotionnelle et relationnelle permet d’avoir le COURAGE d’être pleinement authentique, d’oser la LIBÉRATION des croyances qui entravent la liberté d’agir et permet la TRANSFORMATION [10] de sa vie. 



Il se peut toutefois que persiste un manque de quelque chose que certaines personnes ressentent malgré tous les objectifs atteints et le « succès » obtenu. Elles se questionnent alors sur le sens véritable de cette course à la performance et à la consommation préconisée par la société. Vient alors la quête de sens (quintessence) qui mène encore plus profond à l’intérieur de soi pour se sentir en phase avec son essence profonde et disponible à s’ouvrir à des pratiques contemplatives pour développer sa pleine conscience.


C’est un stade où la redéfinition des valeurs est possible et qui amène à un discernement plus aiguisé. C’est le moment de choisir de répondre à sa mission de vie, à ce profond besoin d’actualisation et de cocréation. Le rôle d’un coach est également d’accompagner à cette quête de sens ainsi que de faciliter la croissance lors d’une transition d’un stade à un autre  (Achiever versus Strategist [11])


La manière dont l’humain orientent ces désirs n’a pas seulement un effet sur soi mais aussi sur l’entourage, l’environnement et la société. Ces métamorphoses incitent à changer de cadre de référence pour évoluer.


On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de pensées que celui qui l'a créé. - Albert Einstein

Poursuivre sa mission de vie et sa quête de connaissance de soi est non seulement le voyage le plus important d’une vie, mais il contribue au développement des consciences et à la transformation sociale. Être profondément engagée dans l’expérience humaine motivée par ces élans intérieurs est ce à quoi j’aspire à titre personnel ainsi qu’en tant que coach. 


Incarner sa mission de vie, c’est ce qui permet à l’humain de sentir qu’il fait partie intégrante d’un tout et de pouvoir à son tour, impacter le monde au-delà des balises données par la société mais plutôt basés sur des principes universels de vie, de justice humaine et de liberté. 


Le coaching est un cadeau à s’offrir pour reconnecter au vivant et faire rayonner ce qu’il y a de plus beau en soi tout en contribuant à l’évolution de l’humanité.



[1] Écrit tel quel dans le livre de Frédéric Lenoir, Cultiver le désir et vivre aux éclats!

[2] Le concept de désir ressenti comme un manque en opposition à un désir qui apporte épanouissement est issu du même livre cité précédemment.

[3] Fait référence aux rôles joués dans le triangle dramatique de Karpman.

[4] Tiré du livre de Frédéric Lenoir, Cultiver le désir et vivre aux éclats!

[5] Shapes of Mind: The 10 Stages of Consciousness – Integral Life [6] Le concept du processus d’individuation provient du psychiatre suisse Carl Jung.  

[7] Inspiré du livre de Frédéric Lenoir, Cultiver le désir et vivre aux éclats!

[8] Les 8 compétences reconnues d’un coach : ICF_CoreCompetency_French.pdf (icfquebec.org)


286 vues0 commentaire

Comments


bottom of page